Provox Les jeunes représentant et représentante Provox rencontrent le délégué interministériel à la Jeunesse
Article Noémi et Justin rencontrent Thibault de St Pol
Dans le cadre de la 11ème campagne Provox, le Cnajep a rencontré Thibault de Saint Pol, délégué interministériel à la jeunesse, aux côtés de la direction de la jeunesse de l’éducation populaire et de la vie associative.
Cet échange a permis de porter les constats et propositions issus de la campagne « Connecter l’UE avec les jeunes », en lien direct avec les résultats de la consultation nationale.
Un point d’attention majeur porté lors de l’échange concerne la mobilisation des jeunes ultramarins dans la campagne Provox, notamment à la Réunion et en Guadeloupe.
Ces dynamiques sont essentielles pour le dialogue UE jeunesse, car elles permettent de représenter la diversité des jeunesses. pourtant, plusieurs limites ont été identifiées :
- absence de fléchage spécifique pour soutenir ces mobilisations
- contraintes logistiques et financières renforcées
Ce constat met en évidence un enjeu structurant : la participation des jeunes les plus éloigné·es dépend directement des moyens alloués à l’animation territoriale.
Les échanges ont également mis en lumière une difficulté persistante pour Provox : le lien insuffisant entre jeunes et décideureuses politiques.
Le Festival Provox, temps fort de co-construction, a permis de restituer les résultats de la consultation et de construire des propositions avec les jeunes. toutefois, l’absence de responsables politiques décisionnaires lors de cet événement, ainsi que la difficulté à obtenir des rendez-vous en amont, a été identifiée comme un point d’alerte.
Ce manque de lien direct fragilise la portée institutionnelle du dialogue et le signal envoyé aux jeunes quant à la prise en compte de leurs propositions.
Plusieurs propositions issues du Festival Provox ont été partagées par Noémi et Justin :
Un premier enjeu concerne l’accès aux mobilités européennes : si 88 % des jeunes connaissent Erasmus, un tiers n’a jamais eu accès à une opportunité, en raison de freins financiers, administratifs et informationnels. Ces inégalités touchent particulièrement les jeunes précaires, ruraux et ultramarins.
Les jeunes proposent de renforcer la stratégie nationale d’accès aux mobilités, notamment via une meilleure coordination avec l’agence Erasmus+ france, un appui aux réseaux associatifs et la valorisation de jeunes ambassadeurices dans les territoires.
Un second enjeu porte sur l’accès à l’information. les dispositifs européens restent peu lisibles . les jeunes appellent à une communication plus accessible, inclusive et territorialisée, en s’appuyant sur des formats adaptés et les outils existants.
Cet échange rappelle un enjeu central : garantir que les contributions des jeunes soient suivies d’effets concrets. Noémi et Justin ont a nouveau souligné la nécessité de renforcer les moyens, le suivi des propositions et le lien direct avec les décideureuses, afin de faire du dialogue UE jeunesse en France un véritable outil de co-construction des politiques publiques.